Les années 1990-2010

Pendant de nombreuses années, le club n’utilise qu’un seul terrain synthétique et il n’abandonne donc pas immédiatement les terrains gazon. Cependant, dès 1986, le terrain 2 est cédé au tennis ce qui permet la construction de deux terrains de tennis couverts. Les terrains 4 et 5 sont cédés progressivement à la demande de la commune au club de football voisin.

Au bout d’une dizaine d’années, le club remplace l’ancien tapis de hockey par un nouveau qui coûte environ 6.000.000 de Fb. Comme la fois précédente, le financement se fait sur les fonds propres du club, avec l’aide de sponsors, et grâce à un emprunt.

Depuis 1930, les renouvellements du bail communal tous les trois ans sont au cœur des relations entre la commune d’Uccle et le club. La commune demande un loyer annuel pour la location de ses terrains et le club finance directement ses constructions. La survie du club dépend, comme depuis toujours, du renouvellement des baux tous les 3 ans, puis tous les 9 ans et ensuite tous les 15 ans.

Dans les années 90, le club comprend plus de 30 formations officielles pour un seul terrain. Certains matchs doivent se jouer à l’extérieur à cause d’horaires surchargés. Uccle Sport souhaite plus que jamais se doter d’un second terrain synthétique.

Uccle Sport comprend également 2 clubs satellites

Tout d’abord le Merlo, fondé en 1965 par Guy Vida qui en est le premier Président. Robert Vandenbalck lui succède, en devenant un véritable mentor. Son fils Jacques prend le relais, mais le club disparait en 2008, en raison des décisions de l’ARBH qui « condamnent » les clubs satellites. Le Merlo joue durant plusieurs années en division supérieure et termine à une occasion 3e du championnat majeur en 1979 (photo 9). Une équipe dames « Merlo » joue également pendant de nombreuses années en division supérieure.

Le Quirinal, fondé en 1990 par Gérald Bocken, évolue pendant plusieurs années en 3e division. A Gérald Bocken succède Serge Hannecart au tout début des années 2000. Ce club satellite disparait lui aussi, pour les mêmes raisons, en 2008.

Photo 9

Photo 9B

Projet de stade fédéral

En janvier 1997, Uccle Sport décide de contacter l’ARBH pour exposer leur projet de stade fédéral à construire dans nos installations.

Après des discussions très poussées, Uccle Sport fournit au Président de l’ARBH un dossier exhaustif et lui adresse tous les documents détaillant aussi bien les objectifs qu’un calendrier précis de mise en œuvre. Un architecte, mandaté et rémunéré par le club, établit le dossier technique, et procède aux demandes de permis de bâtir.

Après une étude de sol, c’est le terrain 3 qui est choisi pour l’aménagement de ce stade fédéral (synthétique, tribunes, gradins). Uccle obtient le soutien inconditionnel des autorités communales uccloises et du Ministre régional compétent, Didier Gosuin, qui propose officiellement de financer 60% du projet.

A de nombreuses reprises, Uccle sollicite une rencontre officielle pour défendre ce projet devant les autorités fédérales, en vain. Des réunions informelles se poursuivent avec, outre les représentants de l’ARBH, dont le Président, les autorités communales uccloises et la Région Bruxelloise.

La commune d’Uccle accepte officiellement que le stade soit construit dans les infrastructures d’Uccle Sport et se montre prête à adapter le contrat de bail. La Fédération de hockey, par la voix de son Président, semble d’accord. L’ARBH demande de pouvoir disposer, en plus du terrain et du stade, de vestiaires, d’un restaurant et d’infrastructures extra-sportives pour accueillir joueurs et invités. Ce qui lui est accordé.

Une séance du conseil général de l’ARBH, qui aux dires de son Président ne devait être très probablement qu’une formalité a lieu en septembre 1997 pour débattre du projet et pour prendre une décision. Ce conseil général de l’ARBH décide inopinément, à la majorité, que l’ARBH ne souhaite pas favoriser un club en particulier et préfère un stade indépendant d’un club. Il invoque aussi qu’un autre projet sur le plateau du Heysel, alors au stade d’esquisse, doit être aussi considéré.

Après cette rupture unilatérale, particulièrement inattendue, la Région bruxelloise et la commune d’Uccle, comme Uccle Sport évidemment, s’étonnent plus que vivement de cet abandon subit et du manque de sérieux, voire de l’amateurisme de l’ARBH qui, singulièrement, est encore aujourd’hui, 22 ans après, à la recherche de son stade fédéral.

Un goût très amer persistera longtemps dans la bouche des négociateurs ucclois (Paul Urbain et Eric Stoupel), qui clairement ont l’impression d’avoir été grugés par certains membres du conseil général qui semblent de toute évidence avoir été manipulés dans le but de torpiller le projet.

Deuxième terrain synthétique

A la fin de 1997, Uccle Sport, seul, commence les démarches du renouvellement du bail auprès de la commune en vue de la construction de ce 2e synthétique.

C’est bien à la commune d’Uccle et non au club d’introduire la demande de subsides auprès de la COCOF et de financer l’élaboration du dossier technique et les travaux sur ses fonds propres pour la partie non prise en charge par cette COCOF. A charge à la commune de se faire ensuite rembourser le montant des travaux par le club.

La commune d’Uccle accepte donc d’introduire le dossier qui prend un certain retard à cause de divers atermoiements administratifs.

Une convention est signée en septembre 2000 entre Uccle Sport et la commune précisant que c’est bien au club de financer le projet pour l’entièreté des travaux d’aménagement, la commune jouant seulement un rôle d’intermédiaire. Les financements publics de la COCOF sont de 340 000 euros, le reste à charge d’Uccle Sport. Le terrain est finalement inauguré en 2004.

Sur le plan sportif...

Sur le plan sportif Uccle connait des jours moins heureux au début des années 90.

Les Messieurs descendent en division 1 en 89-90, mais remontent en division Honneur en 96 avec une toute nouvelle génération d’Ucclois « home made ». Entretemps déjà deux de ses meilleurs jeunes joueurs répondent aux sirènes d’autres clubs et quittent le navire avant les nouveaux succès.

La nouvelle génération d’Ucclois, de pure souche, formés au club, joue les demi-finales du Championnat majeur en 2000 et 2006 et est finaliste malheureuse en 2000 contre le Léo et en 2001 contre les Dragons (équipe dans laquelle figurent singulièrement les 2 anciens Ucclois), alors qu’elle est ultra favorite, mais manque cruellement de réussite. Nous y reviendrons

Quant aux dames elles sont encore 1/2 finalistes en 2000 et 2001 et finalistes malheureuses en 2004 et 2010.

Les messieurs font quelques allers retours entre la division d’honneur et la division 1 entre 2006 et 2013, les dames descendent en division 1 en 2011, malgré la présence de nombreuses internationales en son sein, et l’équipe féminine connait alors un exode massif.

Du côté des messieurs, une fuite progressive des bons joueurs s’installe, incontrôlable, et en 2010 l’équipe perd déjà ses 2 fleurons (Tom Boon et Cédric Charlier) qui partent faire carrière ailleurs.

D’autres joueurs, formés aussi à Uccle, suivent le même chemin, alors que l’équipe figure encore en division d’honneur. Et la reconstruction s’avère difficile, mais s’installe très lentement.

Les années 2010-2020

Les 2 équipes fanions se retrouvent actuellement en division 1 dans l’antichambre de la division d’honneur avec plein d’espoir pour ces prochaines années.

L’équipe nationale connait des succès époustouflants, admirables. Les jeunes sont de plus en plus nombreux et enthousiastes mais le hockey a changé, est tombé dans une vague de semi-professionnalisme, les départs et arrivées annuels dans les clubs sont beaucoup plus nombreux, guidés souvent par des avantages financiers ou des ego surdimensionnés.

La Fédération n’a toujours pas trouvé le moyen de mettre un peu d’ordre dans ce capharnaüm, ni de favoriser un contrôle raisonnable de cette situation, ni d’édicter des règles un tant soit peu contraignantes ou simplement élémentaires concernant les « transferts » et la protection des clubs formateurs.

L’effet « Pékin » et « Londres » est beaucoup moins intense que prévu au niveau de la création de nouvelles infrastructures surtout à Bruxelles, ce qui reste un problème majeur. L’argent est clairement devenu le grand nerf de la guerre. Et l’attachement à son club de cœur n’est plus nécessairement une valeur très importante, ni très actuelle aux yeux de beaucoup.

Et les investissements ucclois, sur fonds propres, eux ne diminuent pas : le 2e tapis synthétique du terrain 1 est remplacé par un 3e tapis, semi mouillé, en 2008, puis par un mouillé en 2016, sans aide publique, et celui du terrain 3 (devenu 2) par un mouillé en 2018 ; l’arrosage et l’éclairage sont totalement remis à neuf.

Entretemps, dès l’année 2007, le club est averti par la Commune de l’existence du projet STIB comportant la construction d’un dépôt de trams, qui aurait pour conséquence de modifier considérablement le site d’Uccle Sport et d’entraîner la perte de certaines surfaces construites.

Après des réunions quasi hebdomadaires, des échanges de courriers multiples et d’âpres négociations, sans répit, entre la STIB, la commune et Uccle Sport, le projet se matérialise, avec l’aide d’un architecte, membre d’Uccle, Roger Schoreels qui devient consultant pour le cabinet d’architecture en charge de l’ensemble du projet STIB ; le Conseil d’administration d’Uccle Sport, dont certains membres ne ménagent pas leur peine, « pilote » en bonne partie toute la négociation qui concerne le club et en arrive à proposer une modification complète des bâtiments : déplacement et construction d’un nouveau club house et d’un tennis couvert adjacent, déplacement de la majorité des terrains de tennis, parkings, abattage d’arbres etc…

Après une mise au frigo durant plus de 3 ans, pour des raisons politiques et à cause de péripéties innombrables, le projet est enfin réactivé et l’inauguration officielle a finalement lieu en 2015 après plus d’un an de travaux.

Quelques mois plus tôt, l’adieu un peu nostalgique aux anciennes structures, le chalet « historique » notamment, a lieu au cours d’une soirée mémorable dans l’ancien couvert de tennis où nombre de « vieux » membres reviennent à leurs premières amours.

Uccle Sport est ainsi reparti dans un nouvel élan

La section de hockey compte aujourd’hui plus de 1300 membres, avec des dirigeants enthousiastes qui, on ne peut en douter, ramèneront le club au tout 1er plan.